Pourquoi souscrire une sur-complémentaire santé ?

Son nom parle d’elle-même : c’est un contrat qui vient en complément d’une mutuelle santé qu’on a souscrite.

Les personnes ayant des besoins médicaux fort coûteux ont probablement besoin de ce contrat.

Mais l’utilité d’une sur-complémentaire santé peut aussi résulter de l’adhésion à une mutuelle entreprise obligatoire.

La sur-complémentaire santé pour le souscripteur d’une mutuelle collective

Rappelons que le refus d’adhésion à la mutuelle de son entreprise n’est pas un droit acquis. Ce refus est conditionné par la loi.

Si la mutuelle est déjà en vigueur au moment de l’embouche pour un CDI, qu’elle est le fruit d’un accord collectif et qu’elle ne prévoit pas la faculté du refus d’adhésion alors, le salarié devra obligatoirement souscrire la complémentaire santé de l’entreprise. Un cas de figure parmi d’autres.

Depuis 2013, des garanties minimales sont imposées par la loi pour une mutuelle collective, comprenant les frais d’hospitalisation, d’optique et de dentisterie.

Sauf que la loi n’impose pas de barème de remboursement pour ces trois dépenses susmentionnées, réputées coûteuses d’ailleurs. De plus, les garanties minimales sont peu nombreuses, et la loi est muette pour les maladies chroniques héréditaires, par exemple.

La sur-complémentaire santé est surtout utile pour couvrir les besoins médicaux de la famille. Dans la seconde partie, on va voir comment ça marche justement.

Un dispositif indispensable en cas de besoins médicaux élevés

La sur-complémentaire santé prend en charge les frais médicaux non assurés par la Sécu et par la mutuelle.

Une mutuelle santé prend en charge une partie du dépassement d’honoraires d’un professionnel de la santé. Elle propose des tarifs en pourcentage. Plus, ce dernier est élevé, plus la part prise en charge par le patient est moindre.

Les parts de la Sécu et de la mutuelle santé constituent une base de remboursement à 100 %. Avec une offre à 400 % par exemple, la part de la sur-complémentaire est de 300 % (déduction faite évidemment des 100 % de la Sécu et de la mutuelle).

On recommande à toute personne ayant un membre de la famille souffrant d’une maladie chronique coûteuse de souscrire une sur-complémentaire santé à partir d’au moins 200 %. La part de la sur-complémentaire santé sera donc de 100 %.

Dans tous les cas, le souscripteur lui-même participe aux dépenses. Mais une sur-complémentaire de 200, 300 ou 400 % peut considérablement pallier les faiblesses d’une mutuelle entreprise obligatoire. Cela permet de bien s’occuper de sa famille.